Avant toute chose !!!

 

 

 

Ce site avait pour objectif de présenter mes productions photographiques, de vous permettre de suivre mon itin'errance, d'apporter vos commentaires sur ma démarche ou mon travail, d'échanger. Nous donner aussi qui sait, l'occasion de se rencontrer, ici ou là-bas, colportant plus loin les nouvelles, bruits des gens, histoires et traces.

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Ma démarche artistique....

Le Chemin

 

Professionnellement, je me suis toujours considéré comme un technicien et un passeur (enseignant, libraire, brocanteur, animateur, formateur, directeur de centre socio-éducatif...). Si ma formation s'est engagée d'abord autour des disciplines scientifiques, elle s'est ensuite orientée vers « les sciences humaines » : psychologie, sociologie, histoire sociale, etc... Ajoutons à cela un militantisme permanent dans les structures et institutions d'éducation populaire et plus intermittent, politique ou syndical.

C'est uniquement au bout d'une longue maturation personnelle permise par ces expériences, d'un mouvement permanent, que j'ai pu entreprendre ce qui se déroule depuis deux ans.

 

 

SENSIBILITÉS ARTISITIQUES :

Ma sensibilité artistique s'est construite dans mon environnement familial puis s'est étendue dans la rencontre fortuite avec des œuvres de musées en expos. Avec le temps, celles ci deviennent de plus en plus abstraites. J'ai été très marqué par les oeuvres de Corot, Seurat, Giacometti... J'ai beaucoup cheminé ces 15 dernières années avec les oeuvres de Jean Philippe Aucuy, ou de Bleeda. Fortement ressenti les sculptures de Magali Gibert . Et je mesure aujourd'hui je crois, l'effet libératoire qu'a eu sur moi la visite du MIAM à Sète. Je suis très sensible à la photo de Depardon par exemple ou à certains aspects du travail de Hans Silvester. Mais ce n'est pas mon espace de création.

Je me reconnais dans les trois mots retenus par la galerie MOUTT'ART de Clermont Ferrand : Singulier, Contemporain, Populaire...

 

 

AUTOEDITION NOMADE PUIS PHOTOGRAPHE NOMADE EN 2017:

Le projet d'autoédition nomade a germé au fil des mois s'étirant après septembre 2013 pour se concrétiser en mai 2014. La nécessité de prendre la route s'est faite impérieuse. Mode de vie ? Mode de pensée ? Quoi qu'il en soit, il s'agit de moissonner des frissons et murmures du monde, de renouveler l'univers chaque jour. Un désir tiré d'un roman de SF de Pierre Pelot où il était question d'une fonction sociale, d'un statut de "voyageur-colporteur" : de parcourir une société éclatée, de recueillir histoires et nouvelles, de les porter jusqu'au village suivant en échange de nourriture et d'hébergement.

C'est donc autour de trois mouvements que s'est créé mon projet: un nomadisme (relatif car je passe quelques mois en haute-loire), une production artistique et sociale (mes photos viennent aussi bien de Berlin, Madrid ou de la Creuse), l'échange de celle-ci contre mon droit à l'existence.

La quasi totalité de mes créations est effectuée à l'intérieur de mon fourgon, sur un terrain de camping, imprimée dans les villes sur mon parcours… Sans pilon.

 

« ARCHEOPHOTOGRAPHIE » : traces et messages de mes contemporains, œuvre artistique du hasard ?

J'ai découvert la photo il y a 25 ans avec l'argentique dans le cadre d'ateliers de sensibilisation à la structure de l'image, ou de pratique que j'ai animés en contexte médico-social ou socio-éducatif. Le numérique a rendu possible mon engagement créatif d'aujourd'hui, tout en respectant les contraintes matérielles de mon choix de vie.

Mon travail en photo n'est pas intentionnel dans son « process » de fabrication, je tâche au contraire de faire taire le cerveau. Chaque cliché est le fruit d'une rencontre entre « mon intime » (profondément marqué par ma situation humaine) et le monde. Donc les clichés ne peuvent pas se revendiquer innocents. L'intention de fond qui résiste la plupart du temps à l'éradication de la pensée est celle de la transmission, du partage. Celle d'une vision du monde, teintée d'une culture punk et urbaine, d'une conscience d'une « épaisseur sociale ». Parfois de la vacuité des choses, mais aussi de leur beauté « de trottoir » venant atténuer mes frustrations en peinture. Concrètement, je ne cherche jamais le cliché. La marche et l'itin'errance sont pour moi essentielles dans la dimension « méditative » qui évacue un temps la raison, comme dans l'écoute naïve du monde. Les clichés que je retiens composent un reportage humain, un récit ethnographique. Que j'espère dans un catalogue imaginaire et symbolique universel d'où l'intérêt des petites choses, l'ordinaire. Mon travail vise à respecter l'intime des autres et de n'en saisir que l'écume. Je ne fait pas de mise en scène des objets, en dehors du cadrage, parfois de la couleur. Les images produites sont telles que je les ai croisées.

Je retiens des précédentes rencontres avec des publics variés, le côté facilement « investissable » de mes photos par les adultes comme les jeunes, de milieux traditionnellement éloignés de la création conventionnelle comme dans les lieux dévolus à la vie artistique, en dehors de toute nécessité de maîtrise d'un cadre culturel ou référentiel. Cela me permets de penser avec réjouissance que mon travail loin d'être secondaire, est essentiellement modeste, populaire.

 

 

 

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